photopathes

13h54




" She's not so special so look what you've done boy" [Franz ferdinand]

C'est une journée bizarre, spéciale ou étrange. Encore une fois, je ne trouve pas les mots justes pour expliquer ce qu'il se passe là-dedans ; peut-être car je ne le sais pas exactement moi-même.
Après une journée merveilleuse en compagnie d''elle' et de 'lui' , qui sont eux-mêmes des gens géniaux, je me retrouve seule sur ce quai anonyme, à la fois vide et plein de gens inconnus. [ là est le paradoxe, petit clin d'oeil à 'lui' !] Un homme chante, de belles chansons en anglais, s'accompagnant à la guitare. Les badauds s'approchent et l'applaudissent à la fin du morceau. C'est beau. Et là, j'aperçois deux visages qui me disent quelque chose ; ce sont des gens du lycée de mon bahut, je ne les connais pas vraiment, juste de vue. C'est une fille avec un garçon - qui est plutôt beau - tous les deux, ensemble, ils sont beaux ; je les regarde.
Le train arrive. Je monte, je m'installe dans un wagon, pas dans le même qu'eux. Il y a beaucoup de monde autour de moi ; je ne les regarde pas, je ne les écoute pas- en fait je ne les vois pas, je ne les entends pas-. Le train va, s'arrêtant dans les gares, Luxembourg, Denfert- Rocherau, Gentilly...
Dans ma tête, c'est le vide. Je ne pense à rien, je ne ressens rien. C'est étrange. Oui, c'est cela, étrange. Il se passe une tonne de chose là-dedans, mais je ne "pense" pas, je ne "réfléchis" pas.
De temps en temps, deux jeunes femmes me jettent un regard. Moi, je regarde par la fenêtre, les lumières de la ville, dans cette nuit d'hiver. J'ai une sensation bizarre, une sorte de "nostalgie" du "pas-encore-vécu" ; en gros, de l'envie !
J'ai envie de quelqu'un qui m'aime vraiment, j'ai envie d'aimer je crois. J'ai envie de Paris, de balades avec 'elle', ou avec LE 'lui', celui que j'attends. J'ai mon portable dans la main, une main moite. Je m'aperçois que je le serre, dans cette main moite. Je voudrais ce garçon parfait, celui de mes rêves, le gars rétro, qui ressemble à ceux de l'époque des Beatles. Enfin, je ne sais pas à quelle époque il appartient, peut-être tout simplement à la mienne. J'ai envie d'être à Londres. A Paris. D'écouter les Beatles. Ou Franz Ferdinand.
J'ai envie de vivre, de vivre vraiment, sans ce "carcan" qui m'en empêche. Sans ces règles, ces principes et ces jugements. Je l'attends. J'espère qu'il m'attend aussi.

Je parais triste, mais comme 'il' dit, je suis "versatile" !



" Mais je te préviens, J'irai pas à Paris, et d'ailleurs j'ai horreur [...]" [ Jacques Brel ]



Majestueusement vôtre, Léa.




Vos commentaires

1 Le Samedi 3 Fevrier 2007 à 14:52 GMT+2, par franck

Un petit moment de tristesse?
Dans la voix ou dans l'image le coeur s'ouvre et la beauté de l'âme apparaît au grand jour...
"il" viendra, j'en suis sûr!
Bonne chance et continue à faire des photos comme celle là
franck

2 Le Dimanche 4 Fevrier 2007 à 13:27 GMT+2, par Parfois

Dans ce cas nous avons les mêmes envies. Sauf que lorsque je ne pense plus, c'est que je suis fatiguée.

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