Soir de la vie
→ Comme si ces différentes vies soigneusement rangées comme des poupées gigognes au fond de son esprit tortueux ne suffisaient pas, elle recommence et s'envole à nouveau vers d'autres horizons. La peau de son visage est comme rongée par le temps : de minuscules rivières semblent y courir, chargées d'éclats de larmes et de rires. Elle marche doucement, avec ce balancement doux et régulier, reposant ; elle marche. Ses mains sèches et veineuses laissent parfois apparaître un léger tremblement ; ses doigts sont longs et calmes. De petits plis se forment au coin de ses yeux fatigués lorsqu'elle découvre ses dents en un léger et réconfortant sourire.
Ce sourire me fait chavirer le cœur, par sa beauté simple. Il est si émouvant, si chaleureux, mais si mélancolique à la fois. ←
Quand à neuf heures du soir
Ce sourire est toujours présent,
Alors je me dis qu'il reste de l'espoir.
Il suffit de garder les yeux ouverts pour ces si précieux instants.
Naïvement vôtre, Léa

(Mammig: photos d'anaïs. Le reste à été trouvé dans le fond d'un placard)
Par photopathes, Samedi 26 Mai 2007 à 17:00 GMT+2 dans Portraits (article, RSS)




