photopathes

J'ai envie d'un chewing-gum. Du gen_re Freedent à la fraise, saveur enfance, [moi qui n'ai jamais aimé la fraise, sauf la vraie.] ceux avec un petit crocodile vert qui sourit, sur le paquet. <strike> Juste parce que je n'aime pas vraiment ça. </s

 

 

  __ C'était comme si j'avais écouté la pluie, la pluie me guider. Comme si.
Le vent me prendre dans ses bras, les refermer sur moi, en une étreinte qui voudrait tout dire. Il y aurait eu dans l'air une sorte de mélodie, électrique, glissante, rampante presque. Et puis ça n'aurait rien voulu dire. Comme si.

   Je t'aurais envoyé une lettre en écrivant des mots compliqués, de ceux qu'on utilise pour dire qu'on aime. J'aurais été hermétique, ésotérique presque. Mais pas pour toi.

   Dans le magma contondant qui nous entourait, tu nous aurais conduits à coups de grandes notions. On aurait été des personnages de cette histoire, parce que là, on aurait été. Vraiment. On aurait été pragmatiques et orphelins de sentiments.

   Et puis non, parce qu'ici ce n'est pas comme ça, tu vis, tu essayes. Mais non ; tu circules, du prétoire aux délices sans jamais vraiment comprendre ce et ceux qui t'entourent et te composent. On se débat, et on fait ce que l'on peut. Pas ce que l'on veut, évidemment. Après tout, tu ne fais qu'arrondir les angles qui te blessaient. Utiliser un rythme ternaire là où un caprice binaire aurait été coupant, égoïste et retentissant. Faire la fête et se décomposer en vapeurs d'alcool pour essayer de se faire croire au "Bonheur". Faire l'amour et dire des conneries pour oublier ce que l'on est vraiment. De fines silhouettes qui rampent le long des murs ; ombres sveltes, insignifiantes. Des pantins ; des façades dénuées de toute consistance.

   On s'invente un idéal, des schémas d'une société, des grandes idées qui ne veulent rien dire. "Adolescence", "Foi", "Orgueil" ou "Chance", des façades, encore, comme nous, vides. Elles sonnent creux. Rien, le néant par derrière.
Puis on écrit pour oublier, pour se faire passer pour, sembler, apparaître et paraître. Comme si.

 Comme si.

 

 

 

 

Immondement vôtre,
Léa.

[image extraite de La Nuit du chasseur. Sans rapport aucun. Juste pour.]

Vos commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Cet article ne peut faire référence à d'autres publications.

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 2 + 6 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://eyepod.mabulle.com/Voir des blogs de la thématique: Album photos